A brief history of the marquisian

A brief history of the marquisian Islands.

Marquisian Flag.

Go to the English Version

See the chronology.

L’archipel des Marquises situées entre 7° et 10° de latitude sud, 138° et 141° de longitude ouest, à quelque 1400 km au nord est de Tahiti, à 500 km des atolls les plus excentrés des Tuamotu et à 3700 km des Hawaii, les Marquises sont de tous les archipels polynésiens le plus proches de l’Equateur et le plus exposé aux contre-courants froids du Pacifique. Elles comprennent six îles principales et six îlots, répartis en deux groupes qui couvrent une surface totale de 1300 km, l’équivalent de Tahiti et de Moorea réunies. Le groupe nord est formé de Nuku Hiva, chef - lieu administratif, Ua Pou, Ua Huka, Eiao, Hautu - Iti, Hatutuaa et Motu One, plus quelques îles de sable. Le groupe sud rassemble Hiva Oa, Tahuata, Fatu Hiva, Motane, Fatu Hutu et quelques bancs ou récifs. Seules les trois premières îles de chaque groupe sont habitées. La population globale est de l’ordre de 6 550 habitants. Orientés du nord - ouest au sud - est le long d’une chaîne sous - marine de 360 km, les Marquises se sont formées entre 6,3 et 1,3 millions d’années avant nous, les îles les plus anciennes étant peut être Eiao et Hiva Oa. Terres volcaniques au relief élevé, elles offrent un aspect particulièrement tourmenté. Rayonnant à partir de sommets et de hauts plateaux, des chaînes entaillées de vallées étroites et isolées s’abaissent jusqu’aux falaises qui dominent l’Océan. Les côtes, nées de coulées de lave encore bien visibles, ont l’aspect de murailles, coupées de baie profondes où les eaux marines remontent parois dans les rivières. Des îles sans lagon Malgré quelques formations coralliennes isolées, les Marquises sont, en effet, dépourvues de cette ceinture de lagons qui entoure les îles hautes de la Société. Le fond de la mer s’abaisse en pente rapide, et la forte houle du Pacifique vient déferler avec violence aux pieds des falaises qu ‘elle creuse de cavités profondes, grave de fabuleux décors et détaille en blocs géants. La forte érosion, qui est une des caractéristiques de cet archipel, a sculpté aussi les montagnes qu’on voit jaillir en crêtes et en pitons au centre au centre des îles. Avec un régime de pluies variables, le climat est plus sec que dans les autres archipels et les façades des îles au vent sont souvent dénudées. Les famines ont été jadis nombreuses aux Marquises à la suite des périodes arides, mais aussi des guerres incessantes entre vallées où les ennemis brisaient le cœur des cocotiers et fendaient l’écorce des arbres à pain.
De nombreuses fouilles ont été menées aux Marquises depuis 1950, surtout par des chercheurs américains. D’après les indices matériels mis au jour, il semble aujourd’hui que les premiers découvreurs du Pacifique oriental soient venus des Samoa et des Tonga bien avant J - C, et que les Marquises aient été un centre de diffusion des peuples et des cultures polynésiennes vers Mangareva, l’île de Pâques, l’archipel de la Société et les Hawaii.
L’arrivée des occidentaux:
Les îles du sud ont été découvertes dès 1595 par l’Espagnol Alvaro Mendana de Neira qui leur décerna, en l’honneur de la marquise de Mendoza, épouse du vice - roi du Pérou, le titre insolite de « Marquesas » si mal adapté à ces terres rudes que leurs habitants appellent TE HENUA ENATA « La Terre des Hommes ». James Cook, au cours de son deuxième voyage en Polynésie de mars à avril 1774, passa un peu plus d’un mois aux Marquises du sud - que nul étranger n’avait revues depuis bientôt deux siècles - et son équipage en apprécia les fruits frais après avoir bourlingué huit mois à la recherche de l’hypothétique Terre australe. Les Marquises du nord ont été reconnues successivement par l’Américain Ingraham et le Français Etienne Marchand en 1791. A partir de cette époque, l’irruption des navigateurs de tous bords : baleiniers, trafiquants, aventuriers, negriers, en quete de main-d'oeuvre, gens de sac et de cordes, déséquilibra la vieille société insulaire.
En 1804, une expedition russe, dont le commandement était confié au navigateur Krusenstern, mouilla dans la baie de Taihoae à Nuku-Hiva et se livra à quelques échanges. Il y rencontra deux deserteurs européens, l'anglais Roberts et le français Cabry, qui étaient devenus des ennemis mortels. Cabry, qui s'était complètement integré à une tribu et qui était tatoué sur tout le corps, fut embarqué malgré lui sur le bateau russe et gagna Saint-Petersbourg. Après de nombreuses pérégrinations, il dut exhiber ses tatouages dans les foires pour survivre. C'est le premier français qui ait vécu aux Marquises. Dix ans plus tard, David Porter, envoyé en mission sur un bateau de guerre, prenait possession de Nuku-Hiva au nom des Etats-Unis et intervenait dans le conflit entre les tribus Haapa et Taipi en faisant transporter des canons dans la montagne.
En 1842, les Marquises deviennent protectorat français. La prise de possession eut lieu le 1er mai à Tahuata, dont le roi Iotete, accepta la souveraineté française, et le 1er Juin a Nuku-Hiva.
Depuis le XIXe siècle la population des Marquises s'était réduite de manière catastrophique, du fait des guerres, de la désagrégation des structures, de l'alcoolisme, des maladies importées. La situation démographique a trouvé son taux le plus bas en 1926. L'étude de la culture marquisienne ne commence vraiment qu'à la fin du XIXe siècle. Mgr Dordillon, évèque des Marquises de 1855 à 1888, qui s'attacha à l'étude de la langue, l'ethnologue allemand karl Von des Steinen qui fit en 1897 un minutieux relevé des tatouages encore existants, sont parmi les premiers à avoir recueilli des éléments de base.

Cette historique a été tiré en partie du livre "Tahiti aujourd'hui et toutes ses îles", de A.Eyraud, aux éditions du Jaguar, ISBN-2-86950-228-1, troisième édition 1992.


MAIN pageGeographyJ.BrelBibliographyTapasTatoosWarriorsImagesMusicLocal ContactsLexiqueLinksJokesCodeCvSearchNo frames ALPTUNA WWW